lundi 7 avril 2014

A la découverte de la Guadeloupe...Pointe-à-Pitre et Saint-François.

Samedi 1er Mars, Anse d'Arlet: nous levons l'ancre à 7h30 avec un grain derrière nous. La mer est calme le long de la côte mais les grains, qui se succèdent, lèvent des rafales à 30 nœuds. Le temps est couvert. Dommage, nous ne verrons pas la Montagne Pelée.
Nous remontons la côte martiniquaise sous voile, portés par un courant montant de plus d'un nœuds. 

La Montagne Pelée sous les nuages.
Nous quittons la Martinique.
La mer est agitée dans le Canal de la Martinique mais la houle est inférieure à 2 mètres, ça reste confortable.
Les hautes montagnes de la Dominique accrochent les nuages et arrêtent le vent, nous remontons la côte au moteur.... nous avons juste l'impression de ne pas avancer!...
A l'horizon, la Dominique.

Lotos toutes voiles dehors.
Nous étions 
à côté de lui au mouillage à Portimao!

Le beau spectacle des grains sur la Dominique.
A 18h30, il fait déjà nuit et nous sommes au large de la Baie de Prince Ruppert, à 2 milles environs... Une petite lumière s'approche de Mobilis??? un pêcheur, un imprudent, un brigand??? Nous sortons notre projecteur (très pratique et très utile ce gros projo!) et éclairons le quidam! "Bonjour! ça va? Bienvenue à la Dominique"....  Nous lui répondons poliment, quoiqu'un peu méfiants! Le boatboy nous demande si nous allons sur Prince Ruppert. Nous ne faisons que passer, nous allons directement sur Pointe-à-Pitre. 
Le passage du Canal de la Dominique se passe avec voiles et appui moteur tellement les conditions sont calmes. Les enfants dorment, Franck et moi partageons les quarts de nuit, ... 
Séquence blonde: nous avons fait plus d'1h30 de moteur à 2200tr/min en ne dépassant pas les 3kn fond. Franck ne comprenait pas d'où venait ce courant qui nous ralentissait. J'avais mis le moteur mais il n'était pas embrayé . Bon, il faisait nuit, j'étais fatiguée, ....
Enfin, nous remontons le chenal de Pointe-à-Pitre... la météo est très calme. Nous optons pour le mouillage de l’Îlet à Cochons (nom évocateur de la grande époque de la flibuste!!! Îlet à Cochons, îlet à Cabris ou petites îles "gardes-manger" avec animaux vivants en liberté!) Il fait nuit et nous devons faire attention à la belle caye, joliment nommée Banc Apollon, qui est dans le mouillage! Heureusement, il y a peu de voiliers. Nous jetons l'ancre dans 6 m d'eau sur fond de vase de bonne tenue. Il est 3h30 lorsque nous coupons le moteur. La blonde a sommeil!
Dans le calme mouillage de l'Ilet à Cochons.
C'est dimanche, jour de Carnaval à Pointe-à-Pitre! Nous nous amarrons à la marina du Bas-du-Fort pour une nuit afin de retrouver nos amis Speedy, faire notre clearance + un grand plein d'eau. Les enfants en profitent pour aller découvrir les défilés du Carnaval avec les amis. Adèle prend pleins de photos! Franck et moi en profitons pour faire un grand nettoyage dans le bateau et prenons une bonne douche. Quelques photos d'Adèle:


Le soir, les enfants se réjouissent de faire une soirée sans parents tandis que les adultes partent sur Pointe-à-Pitre (le centre est à quelques minutes de la Marina en annexe!). 
Nous découvrons la capitale guadeloupéenne, l'ambiance chaleureuse du carnaval avec leurs groupes de musiciens, et les délicieux bokits! Peu de touristes ce soir et 5 camions de CRS bien équipés!

Lundi 3 Mars, départ pour Saint-François afin de retrouver les Patous! 4 heures de moteur avec vent debout mais un beau mouillage à l'arrivée: le lagon a des couleurs magnifiques! 
Départ pour Saint-François.
Nous passons au large de l'îlet du Gosier.
Nous sommes heureux de retrouver la famille après plusieurs mois en mer!
Nous découvrons Saint-François, port de pêcheurs aux petites maisons créoles et l'horrible marina bétonnée aux boutiques pour touristes. A fuir! Nous resterons au mouillage à la bouée pendant le séjour des Patous: c'est beau, beaucoup plus calme et GRATUIT!
Nous faisons de la plongée dans le reef: les coraux sont pauvres comparés aux Tobago Cays mais leurs formes sont impressionnantes!
Les couleurs du lagon à Saint-François.
 Basse-Terre se dessine à l'horizon.
Vue sur la Plage des Mancenilliers. Photo Valérie.





Le lagon de Saint-François et les bouées du chenal, plutôt étroit!


La grande cousine Romane initie Adèle au paddle. Photo Valérie.
Les cousins à la pêche!
Lundi 10 Mars. Voilà, les Patous sont partis (petit coup de cafard!). Le temps est vite passé!
"Merci les Patous pour ces bonnes soirées en famille!"

Nous préparons Mobilis pour un séjour à Petite Terre, à 10 milles nautiques de Saint-François.

mercredi 2 avril 2014

Retour en Martinique.


Voilà, nous quittons les Grenadines. Nous sommes le mercredi 26 février.
Notre périple a été court mais nous sommes riches de souvenirs! 
Nous n'oublierons jamais les Tobago Cays et la nage avec les tortues, notre première plongée bouteille à Tyrell Bay, les couleurs des Grenadines, le bruit de l'océan sur le reef.... et tant d'autres souvenirs!
Les "Patous" arrivent bientôt en Guadeloupe, nous ne pouvons plus traîner en route!
Nous levons l'ancre à 6h30 et prenons 2 ris dans la GV + génois enroulé. Le vent est de secteur E-NE à 20-25 nœuds. Nous mettons cap direct sur Sainte-Anne en Martinique.  Mobilis file à 6-7 nœuds. Quel plaisir de naviguer avec ces conditions!
Nous laissons Bequia derrière nous. Au revoir les Grenadines!
Le passage du Canal de Béquia se passe rapidement d'autant plus que ce matin, nous bénéficions d'un courant montant à 2 nœuds. 
Nous longeons la côte de Saint-Vincent, magnifique mais désertée par les plaisanciers! La faute à sa mauvaise réputation. Dommage.
Sous la côte, nous mettons le moteur pour compenser le manque de vent. 
Saint-Vincent est une île montagneuse.
Le sommet de la Soufrière culmine à 1205 m.
Le mouillage de Wallilabou bay.
Pêcheurs au large de Saint-Vincent.
Au nord de l'île, les risées et la mer formée nous font craindre trop de vent dans le Canal de Saint-Vincent. 
La mer change...
Contre toute attente, le vent chute et nous sommes déportés vers l'ouest par le courant. Notre vitesse se réduit et notre écart de route s'agrandit.... A l'abri de Sainte-Lucie, nous mettons Vétus à la rescousse! Le paysage nous apparaît moins grandiose que Saint-Vincent, en revanche, les Deux-Pitons sont remarquables!
Les impressionnants  Pitons.
Nous décidons de ne pas nous y arrêter pour la nuit et pourtant! On enroule, on déroule le génois; on met le moteur, on l'éteint... en fonction du vent. J'en ai mal aux bras et en plus, il fait très chaud. Franck barre car le pilote ne tient pas quand il y a trop de houle. Le génois nous emm..de car la bosse d'enrouleur est sous-dimensionnée... Pfff, pas agréable cette partie de nav. Heureusement que la passage du Canal de Sainte-Lucie se passe dans de meilleures conditions! Il fait nuit, Franck reçoit parfois des embruns dans le cockpit mais le vent d'Est est bien établi à 20 nœuds et Mobilis avance enfin à 6 nœuds sous génois enroulé et un ris dans la GV. Les lumières de la Martinique se rapprochent....
... nous jetons l'ancre dans le mouillage de Sainte-Anne à 22h00.
Grosse journée, grosse fatigue! Paul et Louis se sont couchés sans manger!

Le lendemain, nous ne chômons pas! Les enfants font un peu de CNED après le petit-déj., ensuite nous levons l'ancre pour aller au Marin. Nous devons faire un gros avitaillement car nos stocks n'ont jamais étés aussi bas! Nous mouillons à l'ouest de la marina, dans 3 m sur un fond de vase de bonne tenue. Pas mal de monde autour de nous!!! Les places sont chères!
Au mouillage au Marin.
Nous mangeons notre traditionnel poulet boucané-frites près du marché couvert puis faisons nos courses au Leader-Price.
Les courses + l'équipage complet du Mobilis! ça fait du poids pour l'annexe! 
Retour au bateau. Nous rangeons rapidement nos courses et nous levons l'ancre à 14h45 pour les Anses d'Arlet.
Belle navigation au vent arrière sous génois! Mobilis se glisse entre la côte et le rocher du Diamant dans la Passe des Fours (ou la Passe des Fous, ça dépend des cartes!?)
Le Rocher du Diamant.
En arrivant sur l'Anse Chaudière, j'aperçois de l'écume? une caye? un rocher affleurant non marqué sur les cartes? Non! 2 évents de baleine! un grand et un petit! je réussis à prendre UNE photo!
LA photo de la baleine, en arrivant sur l'Anse Chaudière!
A 17h15, nous jetons l'ancre dans l'Anse Chaudière dans 5,5 m sur fond de sable avec herbiers. Il y a 5 voiliers dont nos amis Moana et leurs 2 petits pirates (ils ont trouvé le trésor de la carte de Paul!) Nous sommes contents de les revoir.
La tranquille Anse Chaudière et les Moana.
Le 28 février, après un petit café avec les Moana, nous quittons l'Anse Chaudière pour l'Anse d'Arlet. Nous avions un bon souvenir de cette anse que nous avions vu pendant nos vacances en 2011!...
...Plein, plein de monde! de nombreux nageurs! ... Beaucoup de monde sur la plage!
Nous prenons une bouée sur la 1ère ligne du mouillage mais nous nous faisons virer! Ben oui, c'est réservé! Ben, c'est bête, nous ne l'avions pas vu... Nous cherchons une petite place, désespérément! 
Nous jetons l'ancre dans 6 m de fond près de la bouée jaune qui délimite l'espace réservé aux pêcheurs (que personne ne respecte, d'ailleurs!) Nous sommes déçus. Nous sommes loin de nos beaux souvenirs. Trop de monde pour quelques tortues numérotées, trop de musiques bruyantes... Bref, nous ne traînerons pas demain.
La tortue N° 50.
C'est notre dernier séjour à la Martinique.
Anse d'Arlet sous un grain.

lundi 24 mars 2014

Bequia.

Il faut dire "bécoué" pour cette île des Grenadines la plus au nord.
Départ le dimanche 23 février au matin. Nous n'avons que 22 miles à parcourir mais les conditions de mer et le vent fort font que la navigation est pénible. Paul et Adèle ont le mal de mer.
La côte sud de Béquia est en vue.

Un cargo échoué. Cyclone ou abus de ti'punch?
Nous arrivons en début d'après-midi à port Elizabeth et il y a beaucoup de monde au mouillage. Un boy-boat nous propose une bouée mais nous déclinons son offre. Nous préférons nous faufiler entre les catas et jeter l'ancre dans 2 m d'eau sur fond de sable, à quelques encablures de la petite plage qui finit de border les restos.
Bequia est très différente de Canouan. De nombreux voiliers et catas de loc. s'arrêtent à Port Elizabeth pour faire leur clearance d'entrée (puis de sortie au retour) avant de filer sur les Tobago, évitant ainsi Saint-Vincent qui a une mauvaise réputation auprès des navigateurs. Ça fait pas mal de monde qui attend pour faire les formalités dans les bureaux!
Le bâtiment pour les clearances et la poste.
Port Elizabeth est beaucoup plus touristique que Canouan et a de nombreuses petites boutiques et restos tenus par des américains ou des européens. Des petits étales proposent des produits artisanaux dont des objets sculptés dans l'os de baleine. Et oui, les pêcheurs de Béquia ont l'autorisation de chasser les baleines qui passent près de leurs côtes. Cette pratique traditionnelle est un héritage des pêcheurs américains installés à Béquia au 19ème siècle. Heureusement, il existe des quotas et les baleines ne sont pas si nombreuses que ça à venir se faire trucider dans les parages de ces îles!
Port Elizabeth est un port actif et des petits cargos font des navettes entre Saint-Vincent et Béquia. Ils déboulent dans la baie à une telle vitesse que les voiliers ont intérêt de ne pas être sur leur passage!
En ville, nous trouvons de nombreux minimarkets dont une épicerie tenue par un très vieux monsieur adorable, non loin de la boulangerie qui est près de la petite banque (leurs boutiques ne sont pas toujours très visibles!)
Le passage pour aller du ponton des restos vers la ville. Très joli mais un peu étroit
Dans ce bar, les tabourets et les os de baleines rappellent la tradition baleinière de Béquia.
LA rue avec échoppes et étales d'objets artisanaux.

Une des petites échoppes de Port Elizabeth.

Une ancienne maison créole abandonnée.


L'intérieur de la petite église.
Le bateau multi-services!
Il y a également un petit shipchandler en ville.
Nous achetons des fruits au marché couvert où nous sommes assaillis par les vendeurs dans une ambiance bonne enfant. Mais je constate après coup que les prix pratiqués sont très gonflés par rapport à ce qui est demandé aux locaux et çà, ça m'énerve! Exemple de prix avec les bananes:
A droite, des bananes du marché à 5$EC; à gauche, celle de l'échoppe vue en photo à 3 $EC.
Les locaux ont le même régime de bananes que celui de gauche pour 1$EC! No comment.

Nous profitons de la petite plage et des rochers pour faire de la plongée mais les fonds ne sont pas intéressants (à part les serpents de mer que nous découvrons pour la 1ère fois).
Nous ne resterons à Béquia que 4 jours avant de remonter plein nord vers la Martinique puis la Guadeloupe.
Pas mal de monde au mouillage!

Le mouillage à Port Elizabeth.

Dernier soir dans les Grenadines...
avec un magnifique rayon vert!

dimanche 23 mars 2014

Canouan.

Le 22 Février, nous quittons les Tobago Cays.
Cap sur Canouan, et plus précisément sur Charlestown Bay. 
A 11h00 nous levons l'ancre pour 6,6 miles de navigation au prés avec 20 nœuds de vent et une mer agitée. Il est 13h00 quand nous prenons une bouée devant le très chic hôtel-resort Tamarind Beach. Un gars de l'hôtel nous accueille et nous aide à amarrer: 50$EC la nuit (nous qui pensions que c'était gratuit!) Le mouillage à l'ancre est gratuit même si vous êtes dans le secteur des bouées. 
Le mouillage devant le chic Tamarind Beach Hotel.
La plage de l'hôtel est superbe mais nous déchantons vite lorsque nous allons dans le village. Des investisseurs ont construits des complexes hôteliers luxueux dont un avec un casino, un petit aéroport, un golf... mais la population locale ne profite pas de cette manne économique. Les touristes sont très rares dans le village, l'habitat et ses commerces sont pauvres, les infrastructures très peu développées. C'est dommage car Charlestown a une très belle plage et c'est un bon mouillage.
Nous achetons des produits frais dans une petite échoppe.
Une jolie plage borde Charlestown Bay.

Charlestown est un village de pêcheurs.
Les bateaux-pays transportent leurs cargaisons d'île en île.


Nous ne restons qu'une nuit.